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Alerter les secours en montagne : les bons réflexes
Préparation physique3 min de lecture

Alerter les secours en montagne : les bons réflexes

D'abord, les bons réflexes

Si un accident survient, garde ton calme et sécurise les lieux sans te mettre toi-même en danger. Évalue l'état de la victime, protège-la du froid et du soleil, puis donne l'alerte le plus précisément possible. En France, le secours en montagne est assuré par des unités spécialisées : le PGHM (gendarmerie) et les CRS de montagne (police).

Le 112, le numéro à connaître

Le 112 est le numéro d'urgence unique européen : gratuit, joignable 24h/24 partout en Europe. Il fonctionne même si ton téléphone est verrouillé, sans crédit, voire sans carte SIM, et il peut basculer sur le réseau d'un autre opérateur si le tien ne capte pas. C'est LE numéro à composer en montagne.

Pas assez de réseau pour appeler ? Le 114 par SMS

Le 114 est le numéro d'urgence accessible par SMS. Conçu d'abord pour les personnes sourdes ou malentendantes, il dépanne aussi quand tu n'as pas assez de réseau pour un appel vocal ou que tu ne peux pas parler. Le traitement est un peu plus lent qu'un appel, mais un SMS passe parfois là où la voix ne passe pas.

Laisse-toi géolocaliser

Après ton appel au 112, les secours peuvent t'envoyer un SMS contenant un lien : en l'ouvrant et en autorisant le partage de ta position, ta localisation exacte s'affiche sur leur carte (système GENDLOC, développé par le PGHM). Autorise toujours la géolocalisation. À défaut, repère des points caractéristiques autour de toi (sommet, refuge, cours d'eau) et relève tes coordonnées GPS si ton appli de rando les affiche.

Le message d'alerte : sois précis

Prépare ces informations avant d'appeler :

  • Qui : ton nom et un numéro de rappel.
  • : le lieu le plus précis possible (massif, sentier, altitude, points de repère, coordonnées GPS).
  • Quoi : la nature de l'accident (chute, malaise…).
  • Combien : le nombre de victimes et leur état (consciente ? respire-t-elle ? saigne-t-elle ?).
  • Quand : l'heure de l'accident.
  • La météo sur place : visibilité, vent, pluie, crucial si un hélicoptère doit intervenir.

Ne raccroche jamais le premier : laisse l'opérateur clore l'échange, et reste joignable.

Quand le téléphone ne suffit pas : les signaux

Sans aucun réseau, il existe des signaux internationaux :

  • Signal de détresse alpin : émets 6 signaux par minute (sifflet, cris, lampe, vêtement agité), puis 1 minute de pause, et recommence jusqu'à l'arrivée des secours. La réponse des sauveteurs est de 3 signaux par minute.
  • Face à un hélicoptère : lève les deux bras en Y pour dire « OUI, j'ai besoin d'aide » ; un seul bras levé (forme d'un N) signifie « NON, tout va bien ».

Le mot de la fin

En montagne, un 112 dans une poche chargée vaut mieux que tout le reste. Pars avec une batterie pleine (et une batterie externe), préviens un proche de ton itinéraire et de ton heure de retour. Et retiens l'essentiel : 112 pour appeler, 114 par SMS si ça ne passe pas, et une alerte claire et précise fait gagner un temps précieux aux secours.

À retenir

  • 112 pour appeler : il marche verrouillé, sans crédit, même sans carte SIM.
  • 114 par SMS quand le réseau ne suffit pas pour un appel.
  • Autorise la géolocalisation, donne une alerte précise (qui, où, quoi, combien, quand) et ne raccroche jamais le premier.

Teste-toi

Optionnel et sans note : réponds dans ta tête, puis vérifie.

Le réseau ne passe pas pour appeler, que faire ?Voir

Envoie un SMS au 114 : il passe parfois là où la voix ne passe pas.

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